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[Abandonné ] [PV : Johnny] - Bads dreams makes greater days
Dimitri Kovish
Élève de la classe 2-B
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Réputation classe* : 10
Masculin
Terra : 6176
Jeu 27 Sep - 22:28
Bads dreams makes greater days
Il y avait quelque chose de frustrant à se réveiller en pleine nuit, en entendant votre propre voix appeler à l’aide ou tout simplement raconter un tas d’inepties sans queue ni tête. Bien entendu, tout le monde avait de mauvais rêve, surtout dans un monde ou les croyances entre Lumière et Ténèbres sont aussi prédominante, mais pour ma part, je trouvais que cela n’était rien d’autre qu’une excuse bidon sans fondement, permettant de justifier autant les bonnes que mauvaises actions, même si là aussi, ses deux derniers points sont très subjectifs. Pour se qui était de mes propres nuits, il serait mentir que de dire que je passais des nuits complète dans les bras de Morphée et plus juste de considérer le fait que la moitié d’entre elles étaient constituées de terreur nocturne. Un calvaire, vous imaginez, pour mes camarades de chambre.

Maintenant, en temps normal, exposer se genre de chose serait gênant pour tout le monde, surtout si votre passé n’est pas des plus reluisants. Pour ma part, je m’en moquais, mais j’avais un rôle à tenir et je devais donc tenir compte de l’avis donné par mes comparses – subtils ou non – de peut-être, aller voir quelqu’un adapter à se genre de problème. Je devais admettre que cela était légèrement ennuyant, car je n’aimais guère donnait des leviers ou des points de pressions à de potentiels ennemis, cela étant, je ne me rappelais jamais de mes cauchemars aussi forts et violents semblent-ils être. La plupart d’entre eux se situant dans ma tendre enfance, jusqu’à mes années collèges, je ne pouvais que supputer le fait que la partie obscure qui assombrissait mes mémoires étaient responsable de se manque de souvenir à ses évènements. Ou du moins certains de ses derniers.

Il m’arrivait parfois, d’avoir des flashs fuguassent des voix fantomatiques de mes parents, leurs voix chantantes les prières incompréhensibles, ou bien m’appelant d’une voix mielleuse pour me maltraiter davantage encore. Autant dire que la lune et moi, nous n’étions pas vraiment des amis. Je ne me voyais pas aller voir un psychologue pour simplement lui dire que des camarades de classe étaient juste frustrés de ne pas pouvoir dormir tranquille, sans avoir un goret qui semblait s’exerçait de ses vocales toute la nuit à vive voix, comme si le Diable en personne lui courrait après. D’autant que mon amnésie ne m’aidait pas à gérer se phénomène, dont j’ignorais encore si cela était dégénératif ou plutôt lier à ma capacité que je me faisais bien de garder secrète de la bouche des élèves, même si les professeurs et personnel étaient sans doute au courant.

J’eus un soupir agacé à ses pensées. Maudits soient ses mécréants qui m’avaient mis au monde. Eux et leurs croyances d’un autre temps plus pourris les unes que les autres. Dire que c’est probablement à cause de ses flux que j’avais se pouvoir est à la fois énervant et amusant, dans le sens où, malgré mon athéisme premier, je ne pouvais pas lutter contre les forces croyantes de se monde. Une guerre perdue d’avance, dira-t-on. Pour l’heure, je n’arrivais pas plus à concevoir l’idée d’aller voir un professionnel de la santé pour parler d’un passé qui était bien mieux là où il était, mais je ne pouvais pas continuer ainsi sans risquer de me mettre à dos la totalité des dortoirs des garçons. A part me bâillonner, je ne voyais pas d’autre solution, si je n’avais rien pour calmer ses… Crises. Finalement, alors que je formulais mentalement cette pensée, j’arrivais  à destination.

Observant un instant la porte, je soulevais mes lunettes pour me frotter les yeux, épuisé d’avoir ses horreurs dans leur champ de vision. En effet, ses dernières n’étaient pas vraiment adapté à ma vue, en plus de m’empêcher de voir loin correctement, je voyais flou si j’étais trop prés de quoi que ce soit. Heureusement que je n’avais pas à porter ses binocles en permanence, sinon se serait un enfer. Je replaçais ses dernières sur mon nez avant de prendre une inspiration et de toquer à la porte du bureau. J’attendis que l’on m’autorise à rentré, avant d’ouvrir la porte, reprenant mon rôle de simple lycéen timide et affreusement coincé. Je passais la tête dans entrebâillement de la porte, sentant déjà le rouge des joues monter.
- « Humm… Excusez-moi de vous dérangez Monsieur. »
J’annonçais d’une petite voix, rentrant le reste de mon corps, avant de refermer la porte derrière moi.
- « Je… Je suis désolé d’interrompre votre travail. Commençais-je, rentrant ma tête dans les épaules, prouvant un manque de confiance en soit total, tandis que je tortillais mes doigts dans mon dos, signe d’anxiété. Mais j’ai un problème avec certains garçons du pensionnat et… Je voulais savoir si vous pouviez faire quelque chose. »
Je savais pertinemment qu’au mieux je passais pour un incapable au pire, un assisté dans la vie. Peu m’importait car pour l’heure, tant que l’on me croyait inoffensif, je pouvais poursuivre mes manœuvres tranquilles.

© 2981 12289 0

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Réputation classe* : 10
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Emploi/club* : Psychologue
Dim 30 Sep - 18:17

Bad dreams make better days

ft. Dimitri Kovish

Encore un jour que Dame Nature m'autorisait à vivre afin de créer des choses pouvant la détruire. Mieux vaut ne pas avoir confiance en moi dans ce genre de cas, entre mes armes miniatures et mon envie de faire des choses toujours plus abracadabrantesques. Cependant, les gens n'arrivaient pas à entrevoir, ne serait-ce que le quart, de ce que je percevais. Dès que j'activais mon pouvoir, un nouveau monde s'ouvrait à moi grâce à mes nouvelles facultés intellectuelles. Comment croyez-vous que j'ai pu créer toutes ces choses? Je ne suis pas Dieu pour autant, juste un homme qui s'ennuie et dont le métier ne sert que de couverture pour des choses encore plus grandioses. Mais mon génie a ses limites que je repousse sans cesses, quitte à passer pour un alcoolique. Tant que je ne mourrais pas d'ivresse, je pouvais m'en remettre et donc, continuer mes desseins.

Néanmoins, mon boulot de psychologue était toujours présent et il m'apportait aussi ma dose d'amusement. Ecouter les problèmes des élèves afin de les conseiller à ma façon était toujours un plaisir. La plupart changent radicalement, devenant des personnes heureuses et saines d'esprits, toujours selon mon point de vue. La violence qui augmente et l'apparition de problèmes plus graves? Oh, c'est peut-être un effet secondaire, mais au moins, ils n'ont plus leurs problèmes initiaux, donc ça veut dire que j'ai bien fait mon travail, non? En tout cas, mon temps libre me permettait de m'adonner à mes plaisirs personnels mais privés. En même temps, qui me soupçonnerait d'être l'homme le plus détraqué du pensionnat? Et puis, qu'est ce que la normalité au final? Pour moi, tous les gens sont bizarres. Tôt dans la journée, je triais les différents dossiers concernant les élèves, forcé de constater que certains ont un passé plus lourd que les autres. Toutefois, je ne m'attendais pas à ce que l'on me dérange aussi tôt. Soupirant légèrement, j'annonçais d'une voix neutre que la personne qui avait toqué pouvait entrer. Je vis la tête d'un jeune homme, visiblement trop timide pour comprendre qu'il pouvait rentrer, ou alors sourd, au choix. A l'entente de sa voix, je penche pour la timidité.

-Humm… Excusez-moi de vous dérangez Monsieur...Je… Je suis désolé d’interrompre votre travail.

Je le regardais entrer sans rien dire, l'observant comme un prédateur le ferait avec sa proie. Un élève qui n'a aucune confiance en soi, mes préférés, je vais me faire un plaisir de le remanier à ma sauce. Dans tout ses gestes, on voyait son manque d'assurance, ce qui me donnait presque envie de le mettre mal à l'aise, mais bon travail me poussait à savoir ce qu'il avait.

-Mais j’ai un problème avec certains garçons du pensionnat et… Je voulais savoir si vous pouviez faire quelque chose.

J'haussais un sourcil suite à ses dires. Apparemment, il avait des problèmes avec d'autres garçons. Prenant de quoi noter, je lui fis signe de s'installer sur une chaise, le temps de me préparer et de commencer l'interrogatoire de manière plus décontractée. Ça va sans doute l'aider à parler.

-Très bien. Installe toi sur le fauteuil si tu veux, tu vas me raconter ce qui ne va pas avec ces garçons et comment on peut y remédier.

Je m'installais près de lui, toujours de quoi prendre des notes en main, afin de débuter sa séance. Le visage indifférent et soupirant à nouveau, je devais néanmoins lui demander son nom afin d'enregistrer cette séance dans mes archives.

-Je suis le psychologue Stanford, avec moi, tu es entre de bonnes mainsJe souris en coin avant de continuerEt à qui ai-je donc à faire, jeune homme?

Il était entre mes mains, pas sûr qu'elles soient bonnes pour lui, mais pour moi, c'était parfait. Je n'attendais que ses confidences, afin de le remanier à ma façon, de toute façon, un gars comme lui ne doit pas avoir un passé très sombre, mais on ne sait jamais, j'ai mémorisé quelques dossiers épineux concernant certaines personnes.
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