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Sieste et chat de goutière [PV : Alysse Evans]
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Masculin
Terra : 12190
Age : 25
Localisation : SI je ne suis pas là, cherchez ici
Sam 7 Juil - 23:12
Quelle belle matinée. C'était une de ses matinées d'été que l'on préfère découvrir du fond de ses vacances, plutôt que derrière un bureau rempli de paperasses. Il était aux alentours des 7 heures du matin. Le soleil prédominait déjà mais son éclat n'avait pas encore la force qu'il acquerrait d'ici à peine quelques heures. Le fond de l'air était chaud, bercé par une légère brise qui rendait le tout largement supportable. La vie n'avait pas encore commencée à envahir les couloirs du pensionnat Ereno et seul le cri de quelques volatiles agités perçaient à travers le silence. Les habitants se réveillaient surement à peine, plus ou moins prêts à enfourner cette journée qui n'allait pas tarder à chauffer. Cependant, un occupant semblait bien plus matinal que les autres. En effet, perché sur le toit visitable du bâtiment, une silhouette observait le paysage en s'étirant de tout son long. Malaxant sa nuque endolorie, Ernest repensait à sa soirée de dur labeur.

Quelle affreuse nuit. C'était une de ces nuits que l'on préfère endurer derrière son ventilateur, plutôt que dans un costume beaucoup trop épais. En tant que surveillant nocturne, Ernest avait débuté sa ronde dans le centre ville vers 21 heures. La température était écrasante et l'air mouate n'aidait pas à supporter le calvaire d'un moindre effort. Recouvert de tout cet enchevêtrement de fils de satin inutiles et drapé dans sa large cape, le plus petit geste devenait une épreuve insurmontable pour le jeune homme. Fort heureusement pour lui, le temps semblait également avoir eu raison de la bourgade. Napée dans un mutisme de plomb, cette dernière donnait l'impression de affaisser sous la supériorité du monstre que l'on nommait Celsius. C'est donc agacé, mais consciencieux, qu'Ernest passa sa nuit à bondir de toit en toit, veillant d'un œil inquiet sur ses petits protégés. Sa ronde dura environ 9 heures, les premiers traits du jour le forçant à regagner sa cachette de peur de voir dévoilé son existence.

C'est donc après avoir retiré ses vêtements poisseux et profité d'une douche salvatrice, que nous revenons à notre point de départ. Ernest était employé par le pensionnat Ereno depuis à peine quelques mois, mais il avait déjà ses repères ainsi que ses habitudes. Il travaillait 5 nuits par semaines, et appréciait particulièrement se détendre sur le toit de son nouveau foyer lorsqu'il rentrait éreinté. Il n'y passait pas la journée, mais y dormait souvent quelques heures, avant de retourner vaquer à ses occupations. Ce moment étant pour lui un instant sacré dont il se réservait le privilège, ce dernier avait même monté une combine pour conserver l'exclusivité de l'endroit. A l’intérieur du bâtiment, à l’extrémité de l'interminable escalier qui permettait d’accéder à l’extérieur, placardé au gros scotch sur une porte en bois, se trouvait un écriteau sur lequel on pouvait lire : "Zone interdite aux pensionnaires. Défense d'entrer".

Satisfait de son œuvre de nuit, heureux de pouvoir jouer les pachas de jour, Ernest procéda à son installation. La clémence du ciel lui permettant de se passer de sa longue veste, le jeune homme la plia soigneusement en un carré, parfaitement adapté au repos de son crane. Rapide mais efficace, l'installation venait de démarrer qu'elle était dors et déjà achevée. Ernest retroussa les manches de sa chemises, laissant apparaitre ses longs bras velus, défit les boutons de son gilet, desserra un tantinet l'étreinte de son nœud papillon, et s’allongea à même le sol accompagnant sa douce délivrance d'un profond râle d'agonie. Ses paupières luttèrent quelques minutes, puis quelques secondes, cédant finalement aux assauts répétés d'un fourbe jeteur de sable. Bientôt, il ne fut plus possible d’apercevoir le moindre mouvement sur le toit de l'édifice, la seule chose s'agitant encore étant les moustaches de l'assoupi, dansant au rythme des occasionnels courants d'air.
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Alysse Evans
Élève de classe 2-A
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Terra : 15480
Dim 8 Juil - 10:05
Alysse venait de se réveiller dans sa chambre. Elle s’était encore réveillée tôt à cause d’un cauchemar. Si elle avait du mal à émerger, elle se frotta doucement les yeux, les cheveux encore emmêlés. Après avoir baillée comme elle put la jeune femme s’ étira. Que c’était agréable de se réveiller ainsi à son rythme, même si la nuit avait été courte. Les rayons du soleil traversaient les volets, c’était lumineux sans trop l’être et malgré tout cela ne réchauffait pas la pièce. Son regard se promenait sur l’immense chambre qu’elle n’avait rien que pour elle, équipée avec tout ce qu’il fallait.

Ne cherchant pas plus que ça à se réveiller rapidement la jeune femme retira doucement son pyjama avant de filer sous la douche. Le contact de l’eau chaude était si réconfortant, décidément la douche était belle et bien son endroit préféré, son refuge.  Elle se prépara, s’habilla, et surtout n’oubliait pas de mettre sa bouteille de parfum qu’elle mettait toujours dans son sac, c’était la seule chose qui l’apaisait et qui l’empêcher de se gratter la peau jusqu’au sang lorsqu’elle était sujette à du stress. Rah mais elle était où cette bouteille…elle était au fond de son sac jusqu’à la fin de la journée hier, elle en était sûre. Elle ne l’avait pas sortie pour une rare fois.

Le cœur de la jeune femme s’emballait, elle avait perdu sa bouteille de parfum, une peur sourde la traversa, ses jambes en tremblaient, il fallait à tout prix qu’elle remette la main sur cette fiole, déjà actuellement elle était en train de se gratter l’arrière de la nuque avec frénésie. Où est-ce qu’elle avait pu passer ? Où est-ce qu’elle avait pu se perdre ?
Elle eût beau retourner sa chambre de long en large elle ne la trouvait pas cette foutue bouteille ! Ah mais bon sang ! S’en était à s’arracher les cheveux… quand est-ce qu’elle l’avait utilisé la dernière fois ? mmh… pour se calmer de la hauteur alors qu’elle dessinait le paysage sur le toit. Est-ce que c’était possible… ? Elle l’avait posé sur le sol à côté d’elle, et finalement…oui…elle l’avait oubliée. Mince…et si quelqu’un la trouvait et la prenait ? Elle ne survivrait pas sans cette bouteille, ça avait été sa sauveuse durant ces dernières années. Elle la trimballait toujours au bout d’une corde, parfois pour l’attacher à son sac ou autour du cou pour ne pas la perdre. Ah l’horreur !!!

Sans même prendre la peine de se coiffer les cheveux, la jeune femme habillée de sa tenue enfilée à la hâte couru jusqu’aux escaliers qui menaient au toit pour aller chercher la précieuse bouteille. Sauf que voilà,  comme si sa journée ne commençait pas assez mal comme ça, la petite Alysse se retrouvait face à une pancarte qui interdisait l’accès aux pensionnaires. Elle ne l’avait jamais vu auparavant pourtant… est-ce qu’ils avaient commencés des rénovations sur le toit ? Peut-être, mais peu lui important, elle devait retrouver sa bouteille, elle ferait simplement attention.
Evitant les bandeaux et la pancarte la fragile jeune femme  continua sa marche au travers des escaliers.  Elle entrouvrit doucement la porte quand elle remarqua une étrange personne. La jeune fille ne l’avait jamais vu, mais pour une rare fois où elle n’entendit pas les pensées du…de…de la chose face à elle. Sans doute dormait-il. Espérant que ce fut le cas, Alysse marcha sur la pointe des pieds, cherchant du regard la petite bouteille. Elle soupira doucement en ne la trouvant pas, elle devrait s’approcher plus près de l’étrange énergumène.

-Où est-tu petite bouteille… ? souffla doucement la jeune fille

image de la bouteille:

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